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RESTAURATIONS ET TIRAGES DE LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE III, 1988 Cet ouvrage a été publié avec le concours de la Fondation GAN pour le cinéma © La Cinémathèque française, 1988 ISBN 2-900 596-08-4 Photo de couverture : Le Coupable, André Antoine, 1917 (René Rocher). RESTAURATIONS ET TIRAGES DE LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE III. 1988 3600021029 U° La Cinémathèque française CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE BIBLIOTHÈQUE - MUSÉE L'action de mécénat du GAN La Fondation GAN pour le Cinéma consacre pleinement une politique de mécénat culturel délibérément dirigée vers le Septième art : sauvegarde des chefs d'oeuvre du passé et développement du cinéma contemporain. Depuis 1987, la Fondation Gan soutient la restauration de films de la Cinémathèque française, comme Le Carrosse d'or de Jean Renoir ou Michel Strogoff et Le Chant de l'amour triomphant de Tourjansky. Elle soutient aussi de jeunes réalisateurs ou producteurs dans la création de leurs Mais un film n'existe vraiment que s'il est projeté à des spectateurs. C'est ainsi que la Fondation GAN a permis de révéler au public, au travers de manifestations exceptionnelles, le merveilleux Un chapeau de paille d'Italie de René Clair, Harakirt de Fritz Lang, La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer et, dernièrement, Cabiria de Pastrone. Dans le cadre de l'aide à la diffusion de films contemporains, la Fondation GAN pour le Cinéma a également soutenu Le festin de Babette de Gabriel Axel, qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger pour 1988. Enfin, elle participe à de nombreux festivals nationaux et internationaux du Cinéma. La Fondation GAN pour le Cinéma développera en 1989 son action et son audience, tout en restant fidèle aux trois axes d'intervention qu'elle s'est fixés : aide à la restauration, à la diffusion et à la création contemporaine. Dominique Vastel, Directeur de la Communication du GAN A propos de quelques films à découvrir ou à revoir Voici un peu plus de six ans que la Cinémathèque française peut enfin, grâce au budget qui lui est alloué, commencer une vraie politique de restauration et de tirage de films. Ce livre- catalogue, le troisième de la série, en témoigne : il groupe nos restaurations et nos tirages de l'année 1988. Une centaine de films — que nous avons parfois sauvés et dont nous avons pu tirer des copies. Un beau résultat, certes, mais ne nous leurrons pas : ce n'est là qu'une infime partie de notre patrimoine qui a ainsi échappé à la destruction ou à la disparition. Une goutte d'eau dans l'océan de la conservation des films. Presque partout dans le monde, les responsables politiques ont mis longtemps à comprendre que conserver des films et les sauver nécessite beaucoup d'argent. Il leur suffisait de savoir que de jeunes fous du cinéma, comme Henri Langlois et quelques autres, s'en occupaient et stockaient des copies n'importe où, pour avoir bonne conscience. Parfois même ils les encourageaient, le plus souvent symboliquement. Ils croyaient avec naïveté que cela suffisait pour conserver le patrimoine cinématographique national. Quiconque s'est intéressé aux problèmes de la conservation des films sait qu'il n'en est rien. Toute pellicule est fragile. Elle s'abime au cours des projections, elle pourrit et se décompose dans les boîtes, si on ne la conserve pas dans de bonnes conditions. Ou bien même elle perd ses couleurs — comme c'est le cas pour des films récents, ceux des années 60. La moitié des films tournés entre 1895 et 1945, les cinquante premières années du cinéma, vous ne les verrez pas. Ils n'existent plus. Ni négatifs ni positifs. Ils ont été détruits ou ils sont morts dans leurs boîtes. Aujourd'hui encore les films meurent dans les boîtes — avant même qu'on ait trouvé l'argent pour les sauver. D'autre part, toute conservation n'est hélas que prolongation. Elle est toujours à recommencer. Dans trente ans, dans cinquante ans, une nouvelle opération, de nouveaux tirages seront nécessaires pour assurer la survie des films que nous aimons. Les travaux de la Cinémathèque française concernant restaurations et tirages — travaux effectués sous la direction de Vincent Pinel — peuvent être classés en quatre catégories principales (le choix des films étant le plus souvent dicté par l'urgence à les sauver, vu l'état physique ou chimique des éléments encore existants) : 1) Nous possédons ou avons accès au négatif original — lequel est en bon état. Nous tirons alors un interpositif qui servira de matérie

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